Municipalité de Saint-Blaise-sur-Richelieu

Histoire

ArmoiriesSaint-Blaise-sur-Richelieu est une municipalité du Québec (Canada), située dans la municipalité régionale de comté du Haut-Richelieu, dans la région administrative de la Montérégie. Elle est nommée en l’honneur de Blaise de Sébaste. La municipalité a été formée en 1892 à partir de détachements des paroisses de Saint-Jean-l’Évangéliste (Saint-Jean-sur-Richelieu), Sainte-Marguerite-de-Blairfindie (L’Acadie) et de Saint-Valentin. Située sur la rive ouest du Richelieu, cette municipalité est reconnue pour ses pratiques agricoles à grande échelle.

Le 10 août 1898, la paroisse Sainte-Élisabeth, à Montréal, organise un pèlerinage à Saint-Blaise-sur-Richelieu. La publicité apparaissant dans La Patrie du 5 août 1898 dit:

« Saint Blaise est particulièrement invoqué pour la guérison des maux de gorge. Ceux qui veulent être guéris ou préservés de ces maux s’approchent de prêtres qui, tenant à la main deux cierges bénis, d’après une formule approuvée par la Saint Siège, les appliquent sur le cou des pèlerins et récitent sur eux cette prière : « Par l’intercession de Saint Blaise, évêque et martyr, que le Seigneur vous préserve du mal de gorge et de tout autre mal […] » En ce pays, où cette dévotion est introduite depuis quelques années, on lui attribue un grand nombre de guérison miraculeuse. Profitons de l’occasion qui nous est offerte et allons en foule au sanctuaire de Saint Blaise pour y vénérer la relique de ce grand saint, et recevoir l’application des cierges bénis en son honneur. »

À la vérité, on cherchait avec cette manière de faire à se prémunir du goitre et ce n’est qu’au XXe siècle, qu’on découvrira que cette maladie était due au manque d’iode. Et c’est la raison pour laquelle on introduira de l’iode dans le sel de table. D’où le sel iodé. Au Québec, on remarquait le goitre dans les paroisses où la population ne consommait guère de poisson, de poisson d’eau salée riche en iode.

Le peuplement du territoire de Saint-Blaise prit l’allure d’une véritable ruée. Une rue vers l’or vert. Une sorte d’or qui a la particularité de se transformer en un or blond et ondulant dans les soirées rousses du mois d’août. Un nouvel or blond et mouvant que l’on cueille et qui pourtant revient à tous les aoûts prochains. Les premiers arrivants débarquent en 1815.

Ce fut des femmes et des hommes courageux, travaillants et pleins de volonté qui défrichèrent et construisirent Saint-Blaise. La desserte de Saint-Blaise devenait paroisse canonique le 8 octobre 1890. Cette nouvelle paroisse groupait 150 familles et 750 âmes. C’était un détachement de Saint-Valentin, L’Acadie et Saint-Jean. La première chapelle catholique fut construite en 1886 et remplacer par l’église et le presbytère en 1893.

Par contre l’église baptiste fut construite en 1883 près de l’Institut Feller. Elle fut le berceau des églises baptistes de langue française au Canada. Le 6 octobre 1892 érection de Saint-Blaise en municipalité. Le territoire de la municipalité est formé de quatre cadastres, soit Saint-Valentin, Saint-Jean, St-Cyprien et Sainte-Marguerite-de-Blairfindie (L’Acadie). Les premières élections ont eu lieu en novembre de la même année et le premier maire élu a été Monsieur Lucien Boissonnault.

Pour en connaître davantage sur l’histoire des pionniers et le développement de Saint-Blaise, vous pouvez consulter à la bibliothèque le volume de Saint-Blaise qui vous plongera dans l’histoire et vous fera partager les grands moments et évènements de Saint-Blaise et de leurs habitants. Plusieurs photos y sont incluses ainsi que l’histoire de plusieurs familles. Ce livre a été édité en 1988 à l’occasion du centenaire.

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